1. Représentations

3 août 2008

1.1 Dans le domaine de la psychanalyse

Définiton de Laplanche et Pontalis :

« Un terme classique en philosophie et en psychologie pour désigner « ce que l’on se représente, ce qui forme le contenu concret d’un acte de pensée » et « en particulier la reproduction d’une perception antérieure »» (LAPLANCHE J. PONTALIS J.B., 1967, p. 414)

1.2 Dans le domaine de la psychologie sociale

Une représentation sociale désigne les contenus des représentations partagées par une catégorie de sujet à propos d’un phénomènes social, culturel, politique, économique, scientifique ou technique.

1.2.1 Principes organisateurs des représentations sociales

Le matériau de base des représentations (opinions, attitudes, préjugés, etc.), de nature individuelle, est régi par des principes organisateurs communs à des groupes d’individus »
(Clémence, Doise, Lorenzi-Cioldi, 1992)

1.2.2 Structures cognitives hiérarchisées

Les représentations sociales sont conçues comme des structures cognitives hiérarchisées en éléments centraux et éléments périphériques

1.3 Dans le domaine de la psychologie cognitive

1.3.1 Structure circonstancielle et périssable

Les représentations sont précaires, occasionnelles, transitoires. Elle porte sur une tache, et sont remplacés une fois la tache accomplie. Différentes des connaissances conceptuelles, qui, elles sont permanentes. (Richard, 1990, Ehrlich, 1985)

1.3.2 Permanentes

Les représentations sont constituées de connaissances relativement permanentes

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Citation Durkheim

2 août 2008

Dans l’état actuel de nos connaissances, nous ne savons pas  avec certitude ce que c’est que l’Etat, la souveraineté, la liberté politique, la démocratie, le socialisme, le communisme, etc., la méthode voudrait donc que l’on s’interdit tout usage de ces concepts, tant qu’ils ne sont pas scientifiquement constitués. Et cependant les mots qui les expriment reviennent sans cesse dans les discussions des sociologues. On les emploie couramment et avec assurance comme s’ils correspondaient à des choses bien connues et définies, alors qu’ils ne réveillent  en nous que des notions confuses, mélanges indistincts d’impressions vagues, de préjugés et de passions. Nous nous moquons aujourd’hui des singuliers raisonnements que les médecins du Moyen Age construisaient avec les notions du chaud, du froid, de l’humide, du sec, etc., et nous ne nous apercevons pas que nous continuons à appliquer cette même méthode à l’ordre de phénomènes qui le comporte moins que tout autre, à cause de son extrême complexité.

DURKHEIM, E. (1988). Des règles de la méthode sociologique, Paris, Flammarion (254 p.)


Citation : Durkheim Faits sociaux

2 août 2008

Au moment où un ordre nouveau de phénomènes devient objet de science, ils se trouvent déjà représentés dans l’esprit, non seulement par des images sensibles, mais par des sortes de concepts grossièrement formés. (Durkheim, 1988, p. 108)

DURKHEIM, E. (1988). Des règles de la méthode sociologique, Paris, Flammarion (254 p.)


Citation du jour : Emile Durkheim, choses et représentations

2 août 2008

Qu’est-ce en effet qu’une chose ? La chose s’oppose à l’idée comme ce que l’on connaît du dehors s’oppose à ce que l’on connaît du dedans. Est chose tout objet de connaissance qui n’est pas naturellement compénétrable à l’intelligence, tout ce dont nous ne pouvons nous faire une notion adéquate par un simple procédé d’analyse mentale, tout ce que l’esprit ne peut arriver à comprendre qu’à condition de sortir de lui même, par voie d’observations et d’expérimentations, en passant progressivement des caractères les plus extérieures et les plus immédiatement accessibles aux moins visibles et aux plus profonds. Traiter des faits d’un certains ordre comme des choses, ce n’est donc pas les classer dans telles ou telles catégorie du réel; c’est observer vis-à-vis d’eux une certaine attitude mentale. C’est en aborder l’étude en prenant pour principe qu’on ignore absolument ce qu’ils sont, et que leurs propriétés caractéristiques, comme les causes inconnues dont elles dépendent, ne peuvent être découverte par l’introspection même la plus attentive. (Durkheim, 1988, p. 77)

Mais dés qu’il s’agit de faits proprement dits, ils sont nécessairement pour nous, au moment où nous entreprenons d’en faire la science, des inconnus, des choses ignorées, car les représentations qu’on a pu s’en faire au cours de la vie, ayant été faites sans méthodes et sans critique, sont dénués de valeur scientifique et doivent être tenues à l’écart. (Durkheim, 1988, p.78)

DURKHEIM, E. (1988). Les règles de la méthodes sociologiques, Paris, Flammarion (254 p.)